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Dans L’Avenir du 20 mai 2014

"Le thème essentiel n’est pas l’anorexie, mais la spiritualité, la quête de l’absolu et la verticalité dans un monde où tout est horizontal, voire écrasé. La petite Colombe jeûne. Il y a dans toute religion la notion de jeûne, de traversée du désert. Parce que dans son univers, elle ne trouve pas la transcendance. Ce désir de verticalité inassouvi se retourne contre elle et devient mortifère. L’écriture, poétique, de la première partie du livre est lente, Colombe est en méditation, la seconde, plus rapide, elle est en réconciliation. Elle a trouvé la verticalité, au contact de la nature. Colombe, c’est une Antigone. Une révoltée. Je la rapproche de grévistes de la faim plutôt que de l’anorexie. On vit dans un monde où on écrase. Quand cela ne va pas, on médicalise. On a remplacé le sacré par le sucré…" A. V.
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France Bastia dans la Revue générale, sa chronique "Ce mois qui court" :

Mercredi 25 janvier 2012
« J’ai adoré votre livre ! » n’ai-je pu m’empêcher de dire d’emblée ce soir à Eric Brucher en présentant, à la Maison des Ècrivains, son roman Colombe (paru en 2011 chez Luce Wilquin). Je n’ai pas souvent l’habitude de pareilles déclarations, mais il est rare, à mes yeux, qu’un livre joigne aussi parfaitement la profondeur du sujet (le désir d’absolu d’une petite Antigone moderne) et la perfection de l’écriture et m’ait autant émue. Comme je demandais à l’auteur (romaniste, professeur, et de plus un pays, puisqu’il habite un village voisin du nôtre) ce qui lui avait inspiré le roman (La grande famille de Magritte ? les Gnossiennes d’Erik Satie ? un cas connu de lui d’un être d’anorexique ?), il a répondu : « Ce que j’ai dit dans les premières lignes du livre… C’est de là que je suis parti… » Ces premières lignes, les voici : Parfois je voudrais boire le ciel entier. (…) Aussi loin que je me rappelle, j’ai toujours voulu aller au ciel, connaitre cette apesanteur libérée de la matière. M’échapper dans l’immensité. Cela confère à Colombe un éclairage bien plus large et plus profond que celui qu’évoquaient mes questions, une apesanteur libérée de la matière, une intensité et un envol.

France Bastia dans la Revue générale, sa chronique "Ce mois qui court" :

Samedi 28 janvier 2012
Un anniversaire à fêter, celui de Michel Joiret, écrivain auteur, entre autres, de Madame Cléo et rédacteur en chef du Non-Dit, rassemble ses proches et ses amis au musée de Tervueren. L’occasion d’admirer, au passage, le splendide parc qui entoure le musée – malgré qu’y paraissent bien tristes les bassins vidés pour l’hiver – et, dans l’entrée, l’immense pirogue dont se servit Stanley pour descendre, de sa source à son embouchure, le fleuve Zaïre. À notre table, Françoise Houdart. De quoi discute un écrivain rencontrant un autre écrivain ? D’autres écrivains et de livres, bien sûr. Et me voilà commençant à résumer le dernier roman qui m’a enchantée, lorsque Françoise m’interrompt : « Mais c’est de Colombe que tu parles ! Colombe d’Eric Brucher ! J’ai adoré ce livre ! Et si tu savais comme il m’a touchée… » Et de nous expliquer son propre parcours, qui, il est vrai, en bien des points recoupe celui de l’héroïne de Colombe. Une longue conversation qui nous laisse très émus, AG et moi, et sur laquelle nous reviendrons longuement en reprenant, par monts et par vaux, à l’issue de cette belle journée, la route vers Hamme-Mille.
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Retour au roman Colombe.

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