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Le graffiti de Laszlo fêlés, par vous passe la lumière est directement inspiré de l’aphorisme de Michel Audiard Bienheureux les fêlés car ils laisseront passer la lumière.

On connaît peut-être ce conte chinois :

Une vieille femme possède deux grands pots, chacun suspendu au bout d’une perche qu’elle transporte sur son épaule pour aller chercher de l’eau. A la fin de sa longue marche, du puits vers la maison, l’un des deux pots, fêlé, n’est plus qu’à moitié rempli d’eau. Le pot intact est très fier de lui. Mais le pauvre pot fêlé, lui, a honte de son imperfection, triste de ne pouvoir faire que la moitié de son travail. Au bout de deux années, il s’adresse à la vieille dame, alors qu’ils sont près du puits. « J’ai honte, car ma fêlure laisse l’eau goutter tout le long du chemin vers la maison. » La vieille femme sourit : « As-tu remarqué qu’il y a des fleurs sur ton côté du chemin, alors qu’il n’y en a pas de l’autre côté ? Comme j’ai toujours su ta fêlure, j’ai semé des graines de ton côté du chemin. Chaque jour, sur le chemin du retour, tu les as arrosées. Pendant deux ans, grâce à toi, j’ai cueilli de superbes fleurs pour décorer ma table. » (Frédéric Lenoir, L’Âme du monde, Nil, 2012, pg 164)

Chacun de nous avons nos propres fêlures. Mais ce sont chacun de ces manques qui rendent nos vies ensemble si intéressantes et enrichissantes.

Retour au roman La blancheur des étoiles.

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