SOLEIL, DEVANT

RÉSUMÉ

C’est l’histoire d’une solitude, un tour du monde inscrit sur les traces d’Ulysse. Course immense afin de remonter le soleil à sa source – au bout de l’Orient. Où l’on retrouve, de tribulations en épreuves, les Cyclopes, les Lotophages, les Sirènes, le pays des Morts ou Calypso.

Allan, que la poésie a allumé, déserte l’armée et fuit et ne cesse de marcher. Il s’invente la fable d’un pèlerinage pour trouver son passage sur la terre. Dans sa quête d’absolu, il rencontre bien des souffrances et descend en enfer, dans une lente dépossession de lui-même. Guidé par les événements et les êtres, il finit par accomplir ce que depuis toujours il porte en lui, car le royaume d’Ithaque n’est pas ailleurs qu’au-dedans: « Being rather than beans », lui dit le Sage.

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NOTE D’INTENTION

Il y a eu le personnage féminin d’un texte antérieur, sorte de proto-roman matriciel: une jeune fille y attend le retour de son fiancé. J’ai vite perçu sa parenté avec Pénélope et naturellement son fiancé est devenu Ulysse. Or celui-ci revient et lui conte sa course insensée après le soleil. C’est elle que j’ai extraite, développée et transformée.

Puis, le personnage d’Ulysse m’a embarqué. Il est le héros du retour chez soi, à la maison. Je l’ai retraduit en termes de retour au-dedans de soi, au royaume intérieur, retrouver les origines de son être. Ulysse est le héros de la mémoire, il est celui qui n’oublie pas. Mon personnage est celui qui ne renonce pas à la mémoire de l’immense qui l’habite, qui a la nostalgie de la plénitude. Ulysse est celui qui comprend qu’il ne peut se passer des dieux. Allan, mon personnage, est celui qui cherche une Sagesse ou ce que l’on pourrait nommer le Divin. Mais, tout comme pour Ulysse, cela ne va pas sans souffrance ni dépossession, parce qu’il vit aussi l’expérience de toutes les limites.

La limite, pour Ulysse, celle de son univers, est la Méditerranée. Allan, lui, réalise presque la révolution du globe. C’est un tour du monde, mais il n’est pas un touriste ni un explorateur. Allan tient davantage du clochard céleste à la Jack Kerouac, ou du marcheur un peu allumé à la surface de la Terre: une quête du soleil, le remonter à sa source, semblable à l’éblouissement au cœur de soi.

Ce qui m’intéresse dans l’écriture, c’est explorer cette question : comment se remettre de la blessure originelle de la perte de l’absolu, la perte de la complétude ? Comment s’arranger avec cela, ce désir et cette souffrance ? Comme pour Ulysse : comment quitter l’exil et retrouver sa Patrie ?

Mais je voulais que ce soit aussi une grande aventure, et j’ai aimé que le personnage s’inscrive tout à fait sur les traces du fameux guerrier grec. Le lecteur peut s’amuser à identifier les Lotophages ou les Cyclopes, Les Sirènes ou le pays des Morts, Circé, Calypso ou les Bœufs d’Hélios…

En vente uniquement auprès de l’auteur, via ce site (depuis la fin d’activités de l’éditrice Luce Wilquin)
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Ce premier roman aux accents initiatiques et aux rebondissements multiples est porté par une écriture riche et enthousiaste. Notre littérature s’est enrichie d’un conteur sans frontières à suivre de près.

Thierry Detienne, in Le Carnet et les Instants

 

Ce premier roman d’une rare puissance évocatrice et à l’écriture foisonnante fouille les recoins de l’âme avec justesse.

Geneviève De Simone-Cornet, in ECHOmagazine, Suisse

 

Un premier roman intense et lumineux, comme son personnage, Allan aux semelles de vent, et qui se lit d’une traite tant on vibre pour ce parcours à accomplir, cette odyssée à la découverte de soi-même et donc des autres.

Geneviève Renard, radio Antipode

 

Un beau roman, fin et passionnant, qui enchantera les voyageurs du monde, du temps et à la recherche du sens de la vie. Une quête de lumière, de soi-même, de sagesse. Un roman pour les amoureux des voyages quels qu’ils soient. On adore !

Véronique Hoet-Bary, in L’Evénement

 

Un roman magnifique, d’une force peu commune, et véritablement différent de tout ce que l’on peut lire d’habitude. Un merveilleux travail de littérature.

Xavier D.

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Il existe deux sortes de voyages, le voyage touristique et le voyage initiatique.

Le premier permet de revenir au point de départ, intact – c’est d’ailleurs très important pour les tours opérateurs de garantir évidemment cette sécurité.

Le second est le voyage qui ne fait pas revenir au même point. En tout cas pas le même point en soi, puisqu’au moins le regard a changé, et plus rien ensuite n’est pareil de ce que l’on croyait connaître ou savoir. Ce voyage peut ne pas nous faire revenir du tout: lorsque meurt le vieil homme, c’est la transformation radicale; le risque est réel de mourir, et à tout le moins on ne revient pas le même qu’avant. Ce voyage-là n’esquive pas la douleur, la blessure, d’être atteint et touché…