« L’écriture travaille
l’obscurité intérieure »

(Henri Bauchau)

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COLOMBE

Roman 2020, 175 pages (1ère édition 2011)

Prix Sander Pierron 2012 de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique.
Finaliste du Prix Horizon du 2ème roman 2014

Découvrir plus...
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AUTEUR

Éric Brucher

Né à Louvain, romaniste de l’UCL (Université catholique de Louvain), je suis romancier et nouvelliste, animateur de rencontres littéraires, chroniqueur, directeur de collection aux Éditions du Sablon, puis dramaturge et librettiste.

À la question classique “pourquoi écrivez-vous ?” la réponse véritable et simple est : parce que j’aime ça. Et parce que, dans la langue, je me sens chez moi.

J’aime la formule d’Henri Bauchau: « L’écriture travaille l’obscurité intérieure ». Je l’aime en ce qu’elle suggère que l’écriture, plongeant dans les profondeurs de l’expérience intime (de soi, de l’autre), cherche à en émerger pour se tendre vers la clarté, la lucidité, la lumière.

Écrire est toujours aussi tenter un affranchissement des limites, des étouffements et enfermements: comme une manière de vivre au large ou au grand air. Une libération : émerger des ombres, chercher de la lumière.

Je me reconnais bien dans ces autres formules: « Le travail d’un artiste, c’est d’ouvrir le cœur des gens » (Léonard Cohen), ou « Écrire, c’est hurler sans bruit « (Marguerite Duras), ou encore « L’art : recoller les débris de l’absolu » (Sylvain Tesson).

Cet absolu à recoller, c’est peut-être ce mouvement qui caractérise le mieux mon travail. Explorer cette question de savoir comment l’on s’arrange avec la perte de la plénitude originelle, avec cette souffrance et la perdurance de ce désir. Mais selon un double mouvement: à la fois un ancrage au sol, dans le concret et la réalité du monde, un souci de la terre et des éléments, la conscience de l’ici-bas; et une aspiration vers l’ailleurs, des désirs d’envol, d’infini, l’intuition d’un au-delà. Mes personnages sont de chair et d’os, mais le plus souvent habités par quelque chose comme ce grand désir de complétude ultime tendu vers les étoiles. J’aime aussi les relier à de grands mythes, ces histoires qui donnent du souffle à nos imaginaires (Ulysse, Antigone, la Vierge Marie, Icare, le Paradis perdu…)

Au fond, trois sentiments m’animent dans l’écriture: la colère, la mélancolie, l’émerveillement. Mais c’est toujours à chercher la joie.

Et puis aussi, écrire pour partager – c’est une activité si solitaire. Échanger des questionnements, des réflexions, des émotions, des expériences, une forme d’énergie vivante…

Enfin, dire que les oiseaux sont un des grands amours de ma vie, tout comme le karaté.

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Éric Brucher
« L’écriture travaille
l’obscurité intérieure »

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Roman 2020, 175 pages (1ère édition 2011)

Prix Sander Pierron 2012 de l’Académie royale de langue
et de littérature françaises de Belgique.
Finaliste du Prix Horizon du 2ème roman 2014

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Éric Brucher

Né à Louvain, romaniste de l’UCL (Université catholique de Louvain), je suis romancier et nouvelliste, animateur de rencontres littéraires, chroniqueur, directeur de collection aux Éditions du Sablon, puis dramaturge et librettiste.

À la question classique “pourquoi écrivez-vous ?” la réponse véritable et simple est : parce que j’aime ça. Et parce que, dans la langue, je me sens chez moi.

J’aime la formule d’Henri Bauchau: « L’écriture travaille l’obscurité intérieure ». Je l’aime en ce qu’elle suggère que l’écriture, plongeant dans les profondeurs de l’expérience intime (de soi, de l’autre), cherche à en émerger pour se tendre vers la clarté, la lucidité, la lumière.

Écrire est toujours aussi tenter un affranchissement des limites, des étouffements et enfermements: comme une manière de vivre au large ou au grand air. Une libération : émerger des ombres, chercher de la lumière.

Je me reconnais bien dans ces autres formules: « Le travail d’un artiste, c’est d’ouvrir le cœur des gens » (Léonard Cohen), ou « Écrire, c’est hurler sans bruit « (Marguerite Duras), ou encore « L’art : recoller les débris de l’absolu » (Sylvain Tesson).

Cet absolu à recoller, c’est peut-être ce mouvement qui caractérise le mieux mon travail. Explorer cette question de savoir comment l’on s’arrange avec la perte de la plénitude originelle, avec cette souffrance et la perdurance de ce désir. Mais selon un double mouvement: à la fois un ancrage au sol, dans le concret et la réalité du monde, un souci de la terre et des éléments, la conscience de l’ici-bas; et une aspiration vers l’ailleurs, des désirs d’envol, d’infini, l’intuition d’un au-delà. Mes personnages sont de chair et d’os, mais le plus souvent habités par quelque chose comme ce grand désir de complétude ultime tendu vers les étoiles. J’aime aussi à les relier à de grands mythes, ces histoires qui donnent du souffle à nos imaginaires (Ulysse, Antigone, la Vierge Marie, Icare, le Paradis perdu…)

Au fond, trois sentiments m’animent dans l’écriture: la colère, la mélancolie, l’émerveillement. Mais c’est toujours à chercher la joie.

Et puis aussi, écrire pour partager – c’est une activité si solitaire. Échanger des questionnements, des réflexions, des émotions, des expériences, une forme d’énergie vivante…

Enfin, dire que les oiseaux sont un des grands amours de ma vie, tout comme le karaté.